La technique

Le Slingshot est conçu comme une barquette de compétition. La structure est constituée par un treillis en tubes d'acier qui accueille le moteur à l'avant en position longitudinale. Classique, pour une sportive, le train antérieur recourt à une suspension triangulée avec des bras superposés en aluminium forgé et des amortisseurs à gaz, le tout complété par une barre anti-roulis.

 

Le moteur est un quatre cylindres 2.4 litres fourni par General Motors. Tout en alu, doté d'une distribution à deux arbres à cames en tête et 16 soupapes, il délivre 173 ch à 6 400 tr/mn avec un couple de 227 Nm disponible à 4 700 tr/mn. Il est associé à une boîte manuelle à 5 rapports qui transmet le mouvement via un arbre rigide et un couple conique. À sa sortie, le schéma devient typiquement moto puisque la roue arrière, arrimée à un robuste monobras oscillant en fonderie d'aluminium, est alors entraînée par une courroie crantée en caoutchouc renforcé de fibres de carbone.

Avec un poids à vide, en ordre de marche, contenu à moins de 790 kg, le Slingshot bénéficie d'un rapport poids-puissance qui lui garantit de belles accélérations. Il passe ainsi de 0 à 100 km/h en 5,2 sec, soit à peu près comme un Porsche Boxster S de 315 ch, démontrant qu'il n'usurpe pas son nom : « lance-pierres » en français